Nouvelles

24 fevrier 2016

On dit que les nouvelles générations accordent beaucoup d’importance aux congés, aux vacances et aux politiques de conciliation entre le travail-famille. Or, la génération Y est celle qui prend le moins de congés, révèle un nouveau sondage de la TD.

C’est là tout un paradoxe : les Québécois de la génération Y attachent de l’importance aux congés, mais ne les prennent pas toujours.

Selon l’enquête menée auprès d’un échantillon de 236 Québécois âgés de 18 ou plus, 92 % de ceux nés entre 1982 et 2000 soutiennent que les vacances sont indispensables à leur bonheur ; 78 % estiment même qu’elles sont essentielles à la croissance personnelle. Pourtant, ces derniers sont aussi ceux qui profitent le moins de leurs vacances. En effet, quatre Y sur dix (36 %) renoncent à des jours de farniente auxquels ils ont droit.

Selon Josée Garceau, conférencière chez Symposium et auteure du livre La cohabitation des générations (Les éditions La Presse), plusieurs raisons peuvent expliquer les résultats de ce sondage – à commencer par la nature même des vacances dont il y est question.

« Parle-t-on de congés payés ? Ou, au contraire, de congés pris à leurs frais ? Sachant que les jeunes de la génération Y occupent de plus en plus des postes précaires, il y a fort à parier que plusieurs ne peuvent pas prendre de congés parce qu’ils ont peur de manquer d’argent ou de voir des occasions leur filer entre les doigts », analyse-t-elle.

Des vacances, c’est quoi au juste ?
Sans parler de la perte de signification des vacances. Accrochés à leur téléphone intelligent, cette véritable laisse électronique, les Y font moins la distinction entre vie personnelle et vie professionnelle, soutient l’experte des questions générationnelles. « Ils mélangent tout, y compris lorsqu’ils sont supposément vacances. Pour eux, les frontières autrefois sacrées sont tout simplement moins bien définies. »

Puis, il y a aussi la question du chemin de vie que les Y empruntent. Plusieurs n’attendent plus d’arriver sur le marché du travail pour voyager, pour s’adonner à des loisirs, bref, pour prendre des « vacances ». « Aujourd’hui, les jeunes voyagent pendant leurs études, quitte à prendre une année sabbatique et à les rallonger », fait valoir Josée Garceau.

D’ailleurs, surspécialisation professionnelle aidante, les études des membres de cette génération sont aussi plus longues. Et plus dispendieuses. « Cet endettement accru ferme d’autant plus la porte à l’option des vacances », lance-t-elle.

Peu importe l’analyse que l’on fait de ces résultats, ils sont, de l’avis de Josée Garceau, franchement inquiétants. « Nous avons une génération entière qui est bien au fait que les vacances sont salutaires, mais qui, pourtant, s’en prive délibérément. Disons que cela porte à réfléchir aux motivations sous-jacentes et à la place en société qu’on réserve aux Y », conclut-elle.

Source Maxime Bilodeau / Workopolis

 

Chaque matin, Chantal Dauray se demande si ses chaussettes roses brillantes ou ses souliers fermés conviennent à l’une ou l’autre des entreprises qui l’engagent. Ce détail en apparence superficiel représente pourtant l’une des forces de cette conseillère en communications depuis 20 ans: sa capacité d’adaptation.

À l’image des consultants qui réalisent des mandats de courte durée, la professionnelle doit faire sa place rapidement dans plusieurs organisations. «Il faut être un ninja de la connexion, se présenter et s’intéresser aux gens, dit-elle. C’est primordial d’écouter avant de proposer de nouvelles idées. Nos solutions doivent tenir compte de la culture d’entreprise.»

Pour saisir ces subtilités, elle a acquis plusieurs réflexes. «J’essaie d’identifier un allié qui pourra m’expliquer l’organigramme officieux, les influences et les comportements à valoriser. J’observe aussi la décoration, l’aménagement des bureaux, l’habillement des employés, s’ils mangent ensemble le midi ou s’ils grignotent seuls derrière leurs ordinateurs. Ce sont des signes qui parlent beaucoup de la culture interne.»

Saisir la philosophie d’une organisation est au coeur du travail de Marièv Rodrig, directrice artistique. «Pour comprendre les besoins de mes clients, je pose beaucoup de questions, j’analyse et je retiens tout. Je compare aussi ma vision d’une marque en tant que consommatrice avec la réalité. C’est mon travail de m’assurer que l’image d’une entreprise corresponde à sa vision. Et comme j’ai un tempérament caméléon, je m’adapte facilement aux nombreuses compagnies qui m’engagent.»

Cette variété de mandats est l’un des avantages de la vie des consultants, selon Danny Kronstrom, spécialiste web. «C’est très stimulant de changer d’entreprise. On rencontre souvent des gens très intéressants. On découvre des milieux où on n’irait pas naturellement. Évidemment, on ne peut pas prétendre être spécialiste dans tous les domaines. Il faut être honnête avec soi-même et l’exprimer au client conséquemment.»

L’envers de la médaille

Même si Marièv Rodrig adore l’absence de routine dans son travail, elle regrette à l’occasion de ne pas avoir la chance de créer des liens forts avec ses collègues de courte durée. «Ça me manque parfois de ne pas faire partie d’une gang et de créer une synergie créative permanente.» Pour sa part, Chantal Dauray a maintenant une nouvelle façon de voir le sentiment d’appartenance. «On associe généralement ce sentiment à la durabilité dans le temps, alors que des personnes travaillant depuis toujours pour une entreprise peuvent être moins engagées que celles qui s’impliquent pleinement pour une brève période.

«Pour moi, chaque mandat est une mission, ajoute-t-elle. Je me vois comme un capitaine de bateau qui doit mener son équipage à bon port et qui, une fois arrivé, repart dans un autre voyage. Quand j’ai un contrat, je m’investis pour mes clients. Je pense à eux quand je cours et j’ai des flashs pendant mes vacances. Ma réalité implique des fins régulières, mais je dois me rappeler que je suis là comme une bougie d’allumage, pour les inspirer et les sensibiliser.» Danny Kronstrom partage ce sentiment. «J’arrive dans une entreprise pour apporter une connaissance et faire grandir une entreprise avec mon expertise.»

Encore faut-il que l’organisation soit réellement ouverte aux idées du consultant. «C’est arrivé que les membres d’une équipe et moi ne voyions pas les choses de la même manière et qu’ils refusent de lâcher prise sur LEURS idées, relate Mme Rodrig. Je me bats un certain temps, mais à un moment donné, il faut choisir ses batailles. Comme ce sont des mandats contractuels, ça ne vaut pas toujours la peine de perdre son énergie. Il faut savoir lâcher prise au bon moment pour éviter les conflits.»

 

Souce Samuel Larochelle

La presse

Ça vous est arrivé, et ça vous arrivera encore : les patrons sont insatiables au sujet de l’expérience. Il vous en faut toujours plus. Pas de panique! L’expérience, ça ne s’acquiert pas seulement en milieu de travail.

Les offres d’emploi regorgent de postes «interdits» aux débutants. Bien souvent, les employeurs recherchent des gens qui ont deux ou trois ans d’expérience. Désespérant? Rassurez-vous! L’avenir n’est pas complètement bouché pour les «sans expérience».

D’ailleurs, le concept d’expérience n’est pas si clair qu’il n’y paraît. Certaines personnes occupent le même emploi depuis 5 ou 10 ans et n’ont guère progressé depuis les 6 premiers mois où elles sont entrées en poste. Donc, ce n’est pas seulement le temps qui compte, mais ce qu’on a appris et retenu. Autant d’éléments à faire valoir en entrevue [2].

Prouver ses compétences

Pourquoi les employeurs exigent-ils des candidats expérimentés? Parce qu’ils veulent s’assurer de leur qualité. Trois ans d’expérience en emploi indique, jusqu’à un certain point, que d’autres employeurs ont apprécié le travail de quelqu’un. Si vous ne possédez pas le nombre d’années d’expérience requis, c’est à vous de prouver que vous avez acquis les compétences nécessaires [3] au poste ailleurs que dans une entreprise. Et dans ce domaine, tout commence par le CV [4] et la lettre de présentation [5].

Pour un recruteur, tout compte : l’implication parascolaire [6], les emplois d’été [7], les intérêts, la personnalité, la maturité. En général, il veut savoir si on est capable de travailler en équipe, de faire preuve de leadership et de débrouillardise. C’est ce type d’aptitudes qu’il faut démontrer. Ainsi, on peut expliquer qu’on a organisé tel ou tel événement et que, par conséquent, son président d’honneur pourra parler en notre faveur.

En plus de s’engager dans toutes sortes d’activités et de soigner ses références, on a tout intérêt à se présenter à des conférences et à des assemblées professionnelles. Cela prouve l’intérêt qu’on porte à son domaine et, du même coup, cela permet de se faire connaître des gens du milieu [8].

En mettant ainsi la somme de ses expériences – professionnelles ou non – en valeur dans la lettre de présentation, on multiplie ses chances de décrocher une entrevue. Une fois assis devant le recruteur, il faut aussi savoir mettre en valeur la formation qu’on a reçue. Or, résumer celle-ci en cinq minutes n’est pas facile, d’où la nécessité de se préparer soigneusement à l’entrevue.

Postuler ou pas?

Avoir l’audace de poser sa candidature malgré son manque d’expérience peut parfois être payant. Mais il faut rester réaliste, car la plupart des recruteurs respectent les grandes lignes de leurs critères d’embauche. Par exemple, quand ils recherchent un candidat possédant de trois à cinq ans d’expérience, il peut arriver que les exigences soient diminuées à deux ans et demi s’ils éprouvent de la difficulté à trouver la personne idéale, mais rarement en dessous. Toutefois, n’oubliez pas que même si votre candidature n’est pas retenue pour l’emploi affiché, elle le sera peut-être plus tard pour un autre poste, moins exigeant.

Un bon truc avant d’envoyer son CV pour un poste requérant de l’expérience est de vérifier la description de tâches, puis d’évaluer la capacité de rémunérer de l’employeur. S’il offre un salaire plus élevé que la moyenne du marché, alors cela ne servira à rien de poser sa candidature. Par contre, s’il paye moins, il aura du mal à trouver des candidats, ce qui augmente alors vos chances!

L’offre et la demande

Bon nombre d’entreprises embauchent des candidats sans expérience dans les domaines où les taux de chômage sont très bas : santé [9], assurances [10], administration [11](pour plusieurs postes, cependant, les exigences de formation sont incontournables). Dans des secteurs où il y a beaucoup de candidats et peu d’emplois, c’est néanmoins plus difficile. Au fond, c’est surtout une question d’offre et de demande.

Les secteurs techniques (électricité, électronique, mécanique) sont particulièrement exigeants sur le plan de l’expérience, car en industrie, on a peu de temps pour former les nouveaux employés. Dans d’autres domaines, l’effet sera inverse, notamment dans ceux où l’on a observé de nombreux départs à la retraite. Chez les infirmières, par exemple, il y a 15 ans, on exigeait mer et monde des candidates. Aujourd’hui, on court après elles!

Mais plus encore que les secteurs d’activité, ce sont les cycles économiques qui déterminent les demandes des employeurs. Ainsi, plus le taux de chômage est élevé, plus les recruteurs auront tendance à hausser leurs exigences, car un plus grand nombre de candidats frappent à leur porte.

 

Source Jobboom  27 mai 2015

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