La rencontre informationnelle: l’arme secrète – Cet entretien augmente considérablement vos chances de décrocher un poste !

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La rencontre informationnelle: l’arme secrète

Cet entretien augmente considérablement vos chances de décrocher un poste ! 

 

Vous n’avez jamais sollicité de rencontre informationnelle au cours de votre recherche d’emploi ? Vous voudrez sans doute vous y mettre en sachant que cet entretien augmente considérablement vos chances de décrocher un poste. Voici comment transformer un entretien informel en véritable arme secrète.

Cette pratique peu connue a pour but d’établir un réseau de contacts en rencontrant des personnes clés du milieu de travail que l’on souhaite intégrer sans qu’il y ait nécessairement d’offre d’emploi. Cela nous permet de comprendre ce que l’employeur recherche lorsqu’il a un poste à pourvoir et aussi de mieux connaître les enjeux de ce domaine. En plus, en discutant avec lui, cela nous aide à nous préparer à de futures entrevues et à savoir quoi ajouter à notre CV pour nos prochaines démarches. L’objectif n’est donc pas de décrocher immédiatement un emploi, mais bien d’établir un réseau de liens qui nous sera tôt ou tard très utile!

Comment s’y prendre pour demander une telle rencontre ?
Comme l’explique Susana Diaz, conseillère pour la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Centre-Sud/Plateau Mont-Royal, « l’idéal est d’utiliser LinkedIn, d’abord pour identifier la personne que nous souhaitons rencontrer. Il faut viser un entretien avec quelqu’un qui a un pouvoir décisionnel, comme un directeur, et non un employé des ressources humaines. »

« Ensuite, dit-elle, il faut voir si quelqu’un de notre réseau connaît cette personne. C’est beaucoup plus facile de solliciter une rencontre lorsque l’on est recommandé, et les chances qu’on nous dise oui sont plus grandes ! » Le mieux est que notre contact demande directement à la personne que nous voulons rencontrer si elle accepterait de nous accorder un peu de temps. Si nous procédons de cette façon, selon Mme Diaz, c’est très rare qu’un employeur refuse.

Si on ne connaît personne qui peut nous présenter, on peut aussi tenter le cold call, c’est-à-dire téléphoner directement à l’employeur ou lui envoyer un courriel. Bien que cette approche fonctionne également, c’est souvent un peu plus difficile.

Comment bien s’y préparer
Comme l’employeur a la gentillesse de nous accorder un entretien, il faut s’assurer d’être fin prêt pour éviter de lui faire perdre son temps. Avant tout, on doit se renseigner sur l’entreprise, mais aussi sur le type de poste à pourvoir afin de poser des questions pertinentes.

À la fin de la rencontre, il ne faut pas hésiter à demander à la personne rencontrée si elle peut nous recommander à d’autres pour de nouvelles rencontres d’information. Même si cet employeur ne cherche pas à embaucher quelqu’un dans l’immédiat, peut-être connaît-il un autre employeur qui est actuellement à la recherche d’un bon candidat…

Entretenir son réseau de contacts
Il faut aussi garder en tête que ce genre de rencontre est la base d’une collaboration pour le futur qui peut générer une relation professionnelle à long terme. Il est donc important de voir si à notre tour, on peut aider cette personne dans divers domaines. Il faut évidemment la remercier pour le temps qu’elle nous accorde et maintenir le contact par la suite. Bref, il faut établir un lien réel avec cette personne qui n’est pas seulement dans un but intéressé.

Concrètement, qu’est-ce que ça donne?
« Pour un employeur, répond Susana Diaz, c’est très intéressant lorsqu’un candidat procède ainsi, car ce n’est pas facile de dénicher de bons travailleurs. Ça en dit beaucoup sur sa personnalité ! Cela témoigne de son sens de l’initiative, de son autonomie, de son leadership, mais aussi de sa capacité à communiquer et à entrer en contact avec autrui. Bref, ça permet de passer le premier filtre. » En plus, ce premier contact est beaucoup plus personnel et efficace qu’un CV qui atterrit sur une centaine d’autres!

Et le taux de réussite d’une telle démarche ? Selon Susana Diaz, il s’agit d’une approche gagnante : « Ça fonctionne dans près de 100 % des cas, pourvu que nous nous donnions le temps de le faire et de bien le faire! Lorsque nous sommes en recherche d’emploi, nous devrions essayer de faire une rencontre par semaine afin de bien bâtir notre réseau et au bout d’un certain temps, c’est presque inévitable, ça fonctionne ! »

 

Source Worcopolis

par Marie-France Bujold